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Histoire et Patrimoine Huveaune et Merlançon Provence

Photo de brunoCARPENTIER

brunoCARPENTIER

Description :

A travers le blog "Histoire et Patrimoine des Vallées Huveaune-Merlançon", (re)lisez l'histoire de villages riverains du fleuve marseillais et de ses affluents

SAISON 2012 / 2013 :
MP 2013 LE TRESOR D'AURIOL

Reproduction des textes et documents publiés sur ce blog interdite sans autorisation. Préservons les droits des auteurs contributeurs

Vous trouverez des informations sur :

I) Série toponymique:
- AIX-EN-PROVENCE
- AUBAGNE
- AUBERGE NEUVE
- BARRES (Les ...)
- BELCODENE
- BOUILLADISSE (La...)
- CADOLIVE
- CHANTE-COUCOU
- CROIX (Quartier de la...)
- DESTROUSSE (La...)
- DORIA (La...)
- ENCANAUX (Les...)
- ENCORON
- FAUGE (Le...)
- GARDANNE
- GAROUTE
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- SAINT-SAVOURNIN
- SAINT-VICTOR (Abbaye)
- SAINT-ZACHARIE
- SAINTE-BAUME
- SAUVECLARE
- SOUQUE NEGRE
- TOURNON
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- VEDE

II) Série patronymique :
- ACHARD
- AUBERT André
- ALBANES
- BARGES
- BLANCARD
- BOSQ (frères)
- FURTWANGLER
- GERIN-RICARD
- GYPTIS
- GUERARD (Benjamin)
- GUIGOU Marcel
- JULLIAN Camille
- LAN Michel
- LECOMPTE Jean
- LAUGIER Joseph François
- PABON
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- PHOCEE (Phocéens, Foça)
- MONTLUC (Blaise de...)
- MISTRAL Frédéric
- MURET Ernest
- PLUMIER
- NEGREL-BRUNY
- PROTIS
- RAIMBAULT Maurice
- SAUREL Alfred
- SERVAN Pierre
- SUZANNE Françoise
- TAVERNIER Fernand
- VERRIER René
- VILLENEUVE (Statistique...)

III) Série mobilière
- TRESOR (Le... d'Auriol)

Vous trouverez les 2 tomes
d'AURIOL-en-PROVENCE
à l'accueil de la Mairie d'AURIOL 04 42 04 70 06
communication.auriol@orange.fr

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Marseille Provence 2013
Capitale Européenne de la Culture

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Ses archives (234)

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Blaise et André AUBERT, inventeurs du Trésor d'Auriol (1ère partie) (Td'A_17)

André AUBERT demeure à ce jour l'inventeur du plus ancien monnayage jamais découvert sur le sol français. Mais, alors qu'en vallée de l'Huveaune on croyait bien connaître la petite histoire du Trésor des Barres, voici que des interrogations apparaissent à la relecture des archives. André était-il vraiment orphelin comme l'affirma le Père CADIOT ? Qui était donc cet oncle dont parla La-Voix-de-Saint-Pierre ? Le vase était-il long comme le montra l'illustration d'Auruou ? Pour vous, le Blog HPHM a repris l'enquête à zéro.
 
Revenons au 21 novembre 1850. Vers onze heures du soir, Marie Rose Augustine AUBERT, née PAYAN, mère au foyer, accouche d'un garçon dans la maison familiale, rue Fleury à Auriol (Bouches-du-Rhône). Le lendemain en début d'après-midi, son époux, Louis Blaise, cultivateur de son état, s'en va à la mairie pour déclarer l'heureux événement, en compagnie de deux témoins, Antoine Maurice RIBE, ancien barrilat (1) et André CAILLOL, meunier. Les trois compères sont accueillis par Jean Baptiste Hyppolite ASQUIER, le premier magistrat d'Auriol étant absent.
-- Comment l'appelleras-tu, demande à Louis Blaise l'adjoint au maire ?
-- André, répond le père.
A 15h00, l'officier municipal consigne la déclaration sur le registre des naissances.
 
André avait donc un peu plus de 16 ans lorsqu'il découvrit le Trésor d'Auriol en février 1867. Ses parents s'étaient mariés le 23 janvier 1843 devant François Mathurin BAUX, maire d'Auriol. C'est, selon le Père CADIOT (2), "son oncle" qui écrivit à l'Abbé BARGES, titulaire de la chaire d'hébreu de la Sorbonne, pour l'informer de la découverte des monnaies anépigraphes (CADIOT a-t-il vu la lettre ?). Le célèbre philologue auriolais fit paraître le 05 mars 1867 dans la presse parisienne un encart révélant l'aventure et la mise à disposition des "médailles antiques" aux acheteurs potentiels (3).
 
André AUBERT était-il orphelin ?
 
Le Père CADIOT dit qu'André était "orphelin" et "devait gagner son pain et celui de sa mère". André vivait donc à la maison avec sa mère ("et sa s½ur Joséphine"). Il aurait donc été orphelin, mais uniquement de père. Ce point eut été sans importance majeure si tout le monde ne s'était accordé sur ce fait et... trompé ? Car c'est l'article du Père CADIOT que l'on brandit à l'envi pour montrer sa connaissance du Trésor d'Auriol... Or si l'on en croit les registres de l'état-civil, André n'était pas orphelin, ni de père ni de mère, quand il découvrit le Trésor.
 
Son père, Louis Blaise AUBERT est, selon l'Etat-civil, décédé deux ans et demi plus tard, le 10 novembre 1869 à quatre heures et demie, dans sa demeure d'Auriol, rue Fleury. Deux témoins déclarent le décès le 11 novembre à la mairie : Victor MIQUELY et Amédée CAILLOL. La déclaration ayant lieu le lendemain du décès, l'officier d'état-civil auriolais, Polyeucte NEGREL, s'assura lui-même de l'événement en se déplaçant au domicile du défunt (4). Ce n'était après tout qu'à une trentaine de mètres (la mairie se trouvait en lieu et place de l'actuel Musée Martin-Duby ; voyez Auriol-en-Provence, t.2, p. 330).
 
Comment cette incertitude a-t-elle pu se glisser dans la petite histoire du Trésor des Barres ? Comment est-il possible que Blaise ne se soit pas occupé personnellement des affaires de son fils mineur ? Pourquoi serait-ce "un oncle" qui aurait écrit à BARGES alors que tout porte à croire que ce devait être son père ? Comment BARGES (certes à Paris), BLANCARD et LAUGIER (certes à Marseille), auraient-ils pu commettre cette erreur, eux qui passèrent tant de temps à Auriol ? Louis Blaise AUBERT était-il en incapacité ? Mais alors, pourquoi prétendre André orphelin de père ? L'article du Père CADIOT, repris à l'envi, est-il parfaitement juste ? (lien à venir vers l'article du Père CADIOT AURUOU 1967).
 
Les archives du C2M, de la Revue numismatique, d'Auriol et des Bouches-du-Rhône montrent qu'en fait, ni BARGES, ni BLANCARD, ni LAUGIER ne se sont trompés. BARGES et LAUGIER n'ont pas eu de mal : ils n'ont rien dit sur un éventuel binôme. Père et fils, neveu et oncle ? Rien de tout cela. LAUGIER évoque "un cultivateur", c'est tout, et BARGES, à peine plus prolixe dans son article du 05 mars 1867, cite au début de son texte "un cultivateur de la localité qui labourait son champ" et, à la fin, un "modeste cultivateur".
 
En revanche, BLANCARD s'engage. Pour lui qui était sur place en mars 1867, et qui recueille ses informations de la bouche même des AUBERT, il s'agit "d'un cultivateur et de son fils". Nous savons par ailleurs de façon certaine que Louis Blaise AUBERT n'était pas mort fin février 1867. Il est donc permis de douter, sinon de la présence d'un oncle, au moins de l'absence du père. Mais peut-être Louis Blaise était-il indisponible le jour de la découverte pour une raison à... découvrir ? A ce stade de l'enquête, la question demeure.
 
Alors, en admettant quand même que c'est un oncle qui accompagna André, qui pouvait-il bien être ? Nous aborderons ce point dans la seconde partie de cet article.
(à suivre)...

-------------------
BC mai 2013 (les renvois seront insérés dans la seconde partie)
Tags : Marseille, Trésor
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#Posté le lundi 20 mai 2013 02:26

Modifié le lundi 20 mai 2013 12:19

PB technique

Un problème technique récent nous empêche de télécharger les images sur le blog et donc d'illustrer nos nouveaux articles...
Si vous savez comment résoudre la question ou si vous avez déjà été confronté(e)s aux mêmes difficultés,  n'hésitez pas à nous donner des conseils. Merci
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#Posté le samedi 18 mai 2013 07:28

Modifié le samedi 18 mai 2013 10:50

LE TRESOR D'AURIOL (Td'A_00)

LE TRESOR D'AURIOL (Td'A_00)
 
MARSeille PROVence 2013 Capitale euro-méditerranéenne de la Culture
Des chercheurs, historiens, numismates et autres généalogistes des vallées Huveaune Merlançon conjuguent leurs efforts et livrent ici le résultat de leurs tout derniers travaux.
 
SOMMAIRE DES TRAVAUX DU TRESOR D'AURIOL
 LE TRESOR D'AURIOL (Td'A_00)
- 01 : Les circonstances de la découverte du Trésor d'Auriol
- 02 : Le contenant du Trésor d'Auriol Exclusivité !
- 03 : La pierre de blocage du Trésor d'Auriol Exclusivité !
- 04 : Qu'est-ce que le Trésor d'Auriol ?
- 05 : Chercher et découvrir un trésor en France : ce qu'il faut savoir 
- 06 : Poids, fractions et racines grecques du Trésor d'Auriol  
- 07 : La répartition du Trésor d'Auriol ou le mythe d'Ornicar
- 08 : Massalia sous les Grecs : pour comprendre le Trésor d'Auriol 
- 09 : L'Abbé BARGES, la Patrie et le Trésor d'Auriol Exclusivité !
- 10 : J. F. LAUGIER : notes et dessins du Trésor d'Auriol Exclusivité !
- 11 : L. BLANCARD : les dieux Nègres du Trésor d'Auriol
- 12 : E. MURET : numismatique posthume du Trésor d'Auriol Exclusivité !
- 13 : A. BLANCHET : le vase de terre du Trésor d'Auriol Exclusivité !
- 14 : Le Trésor d'Auriol et les premières monnaies du monde occidental 
- 15 : Les aventures de Markos et Vanessa : on a volé le Trésor d'Auriol !
- 16 : Considérations économiques autour du Trésor d'Auriol  en direct de New-York (ANS) ! BREAK NEWS
 
 Et aussi : A Peypin
La liste des contributeurs, l'inventaire iconographique et la référence des sources seront publiés en fin de saison 2012/2013.
 
Tags : Trésor, Marseille
11
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#Posté le lundi 30 juillet 2012 06:00

Modifié le samedi 04 mai 2013 06:54

Considérations économiques autour du Trésor d'Auriol (T d'A_16)

Le Trésor d'Auriol aurait été enfoui au milieu du Ve siècle avant notre ère, les monnaies ayant été produites entre environ 525 et 460 avant JC. Historiquement, la décision de cacher ces monnaies est donc contemporaine des Guerres Médiques qui touchent l'Asie Mineure, la Grèce et la Sicile. Comme l'affirme Gilles BRANSBOURG dans cet article, "les premières monnaies jamais émises en Lydie (Asie Mineure), datant du Ve siècle avant JC, nous nous situons à moins de deux siècles de l'invention de la monnaie en tant que morceau de métal étalonné et marqué par l'autorité politique".
 
Les monnaies anciennes (1) ont longtemps été considérées comme essentiellement conçues en tant qu'élément de prestige ainsi que pour les besoins du commerce international de l'époque. Pourtant, le commerce de longue distance représente un investissement coûteux et risqué. Entreprendre un voyage pour acquérir au loin des biens contre argent comptant ne rapporte un taux de profit que sur une seule cargaison. Au contraire, transporter des biens dans les deux sens double potentiellement la marge commerciale qui est réalisée à l'aller sur un type de biens, et au retour sur d'autres marchandises. Dans cette configuration, les monnaies ne servent que de valeur d'appoint, permettant d'acquitter des taxes et menues dépenses locales, et de pourvoir à la différence éventuelle de valeur entre les cargaisons d'aller et de retour.
 
Une monnaie pour se simplifier la vie
 
Il n'est donc pas surprenant que de nombreux types monétaires ne se rencontrent qu'au voisinage des lieux où ils ont été émis. Acceptées par la cité pour le règlement des taxes, versées en contrepartie des dépenses de travaux publics décidés par les autorités, constituant le salaire des mercenaires, servant à acheter des denrées alimentaires pour la cité, les pièces de monnaie favorisent les transactions régionales et locales. Elles évitent d'avoir à peser et vérifier systématiquement le titrage des morceaux de métaux précieux qui avaient servi traditionnellement d'argent au Proche-Orient depuis des millénaires.
 
La répartition des trouvailles des monnaies au type d'Auriol, essentiellement confinée entre le Rhône, la Durance et ne dépassant pas à l'Est le méridien du site actuel de Toulon, confirme cet usage régional, confiné surcroît dans une zone où Marseille est reconnue sinon comme l'autorité politique, tout au moins comme la puissance commerciale de référence.
 
Le Trésor d'Auriol valait 50.000 ¤ (équivalence 2013) ?
 
Les quelque 2130 monnaies du Trésor pesaient au total 1.500 grammes d'argent. La drachme attique émise à Athènes, unité monétaire dominante à partir de la fin du Ve siècle, représentait quant à elle 4,37 grammes d'argent. La valeur totale du Trésor en unités attiques est donc de l'ordre de 350 drachmes attiques. Pour fixer les idées, un travailleur non qualifié à Athènes gagnait environ 1 drachme par jour effectif. En estimant que le coût de la vie à Athènes, principale métropole, centre commercial, politique et financier de la Méditerranée antique, était sensiblement plus élevé que dans l'arrière-pays provençal, le Trésor d'Auriol aurait représenté l'équivalent de deux années de salaire. Considéré de manière comparative, c'est un peu comme si un Français de 2013 décidait d'enfouir pour une raison quelconque environ 50.000 ¤ en billets de banques.
 
Il ne s'agit donc pas d'une somme négligeable, tout en étant parfaitement à la portée d'un individu isolé. Ce Trésor représentait peut-être l'épargne accumulée par un personnage que nous situerions aujourd'hui dans la classe moyenne, artisan, commerçant local, cultivateur vendant ses produits sur les marchés de Marseille. Nous ignorerons à jamais pourquoi il a enfoui son argent.
 
Enfoui par un personnage de la classe moyenne ?
 
Ces 2.130 monnaies pesant 1.500 grammes impliquent un poids moyen de 1,42 gramme d'argent. Les plus lourdes atteignent 2,72 g. et les plus légères 0,14 g. Nous savons qu'à Athènes, les rations alimentaires fournies à l'esclave représentaient l'équivalent d'environ 2 grammes d'argent métal par jour. En estimant que les prix en Provence, région bien plus reculée à l'époque, devaient être proches de la moitié de ceux de la métropole attique, les monnaies les plus lourdes auraient permis d'acquérir assez de denrées pour nourrir un adulte pendant trois jours, les plus légères représentant un peu plus de 10% de son budget alimentaire quotidien. Nous avons donc face à nous des monnaies divisionnaires relativement adaptées aux transactions de la vie courante.
 
Le caractère local du processus ayant amené à l'accumulation de ce Trésor est enfin confirmé par l'absence de monnaies à fort pouvoir d'achat. Les cités grecques émettaient en effet des tétradrachmes d'environ 17 grammes d'argent presque pur. Les individus aisés de l'époque possédaient des revenus se chiffrant en dizaines de milliers de drachmes. Au IVe siècle avant JC., d'après Démosthène, les héritiers du banquier athénien Pison avaient ainsi à se partager un atelier produisant un revenu net annuel de 6.000 drachmes et une banque fournissant à son propriétaire 100.000 drachmes annuels. La seconde somme représentait 2.500 tétradrachmes, ou, encore, autour de 43 kilos d'argent métal, soit près de 30 fois la valeur monétaire du Trésor d'Auriol.
 
Le produit du travail d'une vie
 
La seule chose que nous pouvons deviner quant à son propriétaire disparu depuis maintenant près de 2.500 ans est qu'il ne s'agissait probablement pas d'un individu très fortuné, mais d'une personne ayant soigneusement amassé une épargne raisonnable, qu'elle aura voulu préserver pour plus tard. La survie du Trésor jusqu'à nous démontre qu'elle n'aura pas eu l'opportunité de profiter de son labeur. Cela confère au Trésor d'Auriol son caractère exceptionnel. Il ne s'agit en effet pas du trésor de guerre de quelque potentat ou personnage puissant de l'Antiquité, mais du produit du travail d'une vie, soigneusement préservé jusqu'à nous. A ce titre, il nous parle de la vie des hommes de la Provence antique d'une manière tout à fait unique et irremplaçable. 
 
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© GB, mai 2013. Retour au Sommaire du Trésor d'Auriol (cliquez)
Gilles Bransbourg est Docteur de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Research Associate, New York University, et Curator of Roman Coins, American Numismatic Society.
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Note(s) :
(1) Les premières pièces de monnaie sont apparues en Asie Mineure au début du VIe siècle. Ces pièces, découvertes pour la plupart à Éphèse, conservent la forme de certains lingots ou morceaux de métal précieux que l'on pouvait trouver précédemment mais ils portent une contremarque officielle qui prouve que l'autorité émettrice peut en garantir le poids et la valeur. Il n'est donc plus nécessaire de les peser ce qui facilite les transactions. Le roi Crésus de Lydie est le premier à les émettre en grande quantité vers 560 avant JC (voyez monnaie-magazine.com).

Tags : Marseille, Trésor
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#Posté le vendredi 22 mars 2013 14:33

Modifié le lundi 20 mai 2013 02:20

Crimes de Pays

Crimes de Pays est un recueil de nouvelles policières  publié par les Editions Italiques

Le première série, "Crimes de Pays 1", sera publiée en juin 2013 et comportera trois textes de 70 pages chacun (au format poche) :
- Jean-Paul Purporc, le Boucher de Malemort (Brive, Corrèze)
- Piquerabasse, l'Ecorcheur de Cadolive (Marseille, Bouches-du-Rhône)
- Emma Leroy, le Secret de la Benoîte-Affique (Mons, Valenciennes, Hainaut)
 
DU SANG et DES RIRES
 
Comment commander ? (cliquez ici) LIEN à Venir / mise en vente fin juin 2013
 
Jean-Paul Purporc, le Boucher de Malemort

1954 : l'année de l'Abbé Pierre. L'hiver commence décidemment mal pour le commissaire Chaballe : on a assassiné la vieille Simone. Le problème, demanderez-vous ? Pas de corps, pas de suspect. À part peut-être l'apprenti des Rastillac qui semble avoir beaucoup à se reprocher : au moins de s'être trouvé sur les lieux du crime... à l'heure du crime. Car pour Chaballe, il y a bien crime. Mais comment le prouver ? Il faudrait un corps pour inculper celui que la rumeur publique surnomme déjà Le Boucher de Malemort. Cette même rumeur publique qui semble avoir ingurgité toutes les preuves... N'empêche le célèbre Commissaire était à un poil de trébucher. Pas de quoi en faire un pâté de tête, direz-vous ?
Ce ne fut pas l'avis du Général...

Piquerabasse, l'Ecorcheur de Cadolive
 
Eté 2015, en Provence. Paul Tardy est retrouvé mort au pied du Castellas, à Saint-Savournin. Il est nu, assis sur un cairn et, détail affligeant, on lui a retiré le masque facial. L'affaire est très simple. Un homme avoue rapidement son crime. Les preuves l'accablent. Pourtant, un doute titille Marion Dubourg. Quel peut bien être le rapport entre ce crime et ceux commis voici un siècle, au même endroit, dans les mêmes conditions, suivant le même protocole... ?
Pour l'inspecteur Roubaud, c'est plus compliqué. Comment l'auteur d'un crime pourrait-il ne pas en être coupable ?
 
Emma Leroy et le Secret de la Benoîte-Affique

Avril 2011, Mons en Belgique. Emma Leroy assassine Villehardouin dans la Collégiale Sainte-Waudru. L'inspecteur Delorme et le Procureur Vandervelde arrivent le lendemain sur la scène de crime. Détail insolite : la Benoîte-Affique, bijou du Trésor abbatial a disparu. Delorme découvre le mythe de la Famille Interdite sur lequel Astrid, sa charmante épouse, adepte récente d'Internet, en connait un rayon. Le crime d'Emma n'est cependant qu'une illusion montée pour masquer un vulgaire crime crapuleux.
Enfin... en apparence.
 __________________________________
 
Chaque recueil comporte trois "mini-romans" (je préfère ce terme à "nouvelle") de 70 pages format poche que vous pourrez lire dans le métro ou le train, en une semaine, ou sur la plage en quelques jours (ou dans votre baignoire !).
"Crimes de Pays" est cocasse, bien écrit et agréable à lire. Suspens, fous-rires et rebondissements vous attendent.  Voici une belle surprise de Bruno dans un genre que l'on croyait épuisé. Un style résolument novateur, une écriture moderne et dynamique, des histoires inoubliables, des personnages attachants et réalistes.
Bref ! "Crimes de Pays" est à déguster absolument. Sans modération.
FT, éditeur.
Lien vers Italiques
 
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#Posté le mardi 19 février 2013 03:13

Modifié le lundi 20 mai 2013 06:53

Les circonstances de la découverte du Trésor d'Auriol (Td'A_01)

Les circonstances de la découverte du Trésor d'Auriol (Td'A_01)
 
Le trésor découvert en 1867 à Auriol était enfoui dans une céramique placée sous une pierre. L'urne contenait au moins 2137 pièces d'argent dont certaines remontent au VIe siècle avant JC, et, pour les plus récentes, à -460 ans. Ce trésor est la preuve d'un important flux commercial entre Massilia la Phocéenne, la Grèce et la péninsule ibérique. English version? See in fine! 
 
Les circonstances de la découverte du Trésor d'Auriol (Td'A_01)Le quartier des Barres à Auriol, entre Saint-Pierre, La Michelle et Moulin-de-Redon. Pour des raisons compréhensibles par tous, le lieu exact de la découverte (propriété privée) ne peut être précisemment indiqué.
 
Il existe au moins deux versions de la découverte du trésor d'Auriol, la première que l'on doit à Louis BLANCARD, et la seconde qui vient du Père CADIOT qui s'inspira de témoignages qu'il recueillit à Auriol et de notes de l'Abbé BARGES.

VERSION 1

D'après Louis BLANCARD, archiviste du Département des Bouches-du-Rhône, "un agriculteur avait son champ non loin des Barres, à environ 1 km au nord du Baou Rouge" (nota : le quartier des Barres se trouve à plus de 3 km à vol d'oiseau, au nord de l'oppidum du Baou Rouge, cependant, de nos jours encore, les Auriolais appelle Baou Rouge un petit quartier situé au nord de La Michelle) (1). Chaque année, à chaque labour, l'agriculteur auriolais venait buter contre une grosse pierre, en forme de lame, qui le gênait davantage chaque année (voyez la pierre de blocage).

A la fin de février 1867 (2), le laboureur se convainquit enfin de déplacer la pierre, prenant le renfort de son fils. Les deux paysans tirèrent la pierre et aperçurent une sorte de poterie fichée verticalement dans le sol (à 75 cm sous terre, selon l'article de Bargès), brisée par les travaux de la terre et la pression de la dalle, qu'elle subissait depuis des siècles. L'urne contenait 2137 monnaies en argent et pesait, avec les pièces, presque deux kilos.

Le paysan, trésor en mains, partit immédiatement chez l'horloger. Celui-ci examina la trouvaille. Son verdict fut sans appel : les monnaies étaient en argent. Le nouveau Crésus eut alors une idée. Il formait depuis longtemps le voeu de posséder une montre en or. C'était l'occasion ou jamais. Il proposa à l'horloger d'échanger ces bonnes livres d'argent contre la réalisation de son rêve. L'horloger proposa une montre en argent. Mais le paysan auriolais demeura intransigeant et refusa. L'issue de cette vaine négociation eu cependant un point très positif : les monnaies grecques ne furent pas fondues et le Trésor d'Auriol put frapper à la porte de l'Histoire.
 
VERSION 2

Le Père CADIOT, curé d'Auriol, affirme sans citer de sources, dans un article du journal paroissial AURUOU paru en 1967, "qu'en ce matin de février 1867, un jeune homme de 16 ans, André AUBERT", s'attaqua non pas à une dalle, mais "à une souche d'olivier mort des gelées de l'hiver". La découverte ne se faisait plus dans un champ, mais "dans un verger" du côté des Barres.
Quand l'arbre fut déraciné, "André AUBERT trouva dans le trou pratiqué une dalle qu'il souleva". Une urne en argile, "en partie brisée", apparut. André n'était plus accompagné par son père (décédé, selon CADIOT), mais par son oncle. Celui-ci aurait écrit à l'Abbè BARGES. Ce dernier rédigea début mars un article dans la presse parisienne signalant "une découverte qui comptera", et sa mise à disposition aux acheteurs potentiels.
 
La vente du Trésor
 
Le maire d'Auriol fit prévenir les services du Préfet. Le Cabinet des monnaies et médailles de Marseille dépêcha à Auriol Louis BLANCARD (archiviste des BDR) et Joseph LAUGIER (conservateur du C2M) dans les premiers jours de mars 1867. D'après BLANCARD (3), le trésor rapporta 10.000 francs-or à son inventeur (4). Pour remercier Dieu de ce don du ciel, la famille aurait offert deux lustres de cristal pour meubler la nouvelle église paroissiale d'Auriol. Ainsi fut mis au jour le plus ancien monayage jamais découvert à ce jour sur le territoire français. La famille AUBERT demanda à l'abbé BARGES de négocier les ventes pour son compte. Le sénateur de SAULCY envoya sur place M. CHARVET pour acheter 1.184 pièces (selon BARGES) (5). Le reste fut réparti entre plusieurs cabinets et des personnes privées. Une partie prit le chemin de l'étranger (voyez Le mythe d'Ornicar).
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BC, juin 2006. Article mis à jour en décembre 2012. Retour au menu Trésor d'Auriol
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Notes :
(1) Paul MASSON, in "Bouches-du-Rhône. Conseil général, Marseille (1933)", affirme que le Trésor d'Auriol fut exhumé certes en 1867, mais à Moulin-de-Redon.
(2) "En 1868", selon les préfaceurs de l'ouvrage de FURTWANGLER. C'est de toute évidence une coquille.
(3) Iconographie des monnaies du trésor d'Auriol acquises par le cabinet des médailles de Marseille, L. BLANCARD, Mémoires de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Marseille, 1870-1871. Voyez aussi le "Rapport sur une communication de M. BLANCARD relative à la découverte à Auriol, en 1867, d'une monnaie grecque d'argent", Revue de la Société française de Numismatique.
(4) Selon l'indice INSEE, 1 franc-or (ou franc-germinal) de 1860 valait presque 2 euros en 2006.
(5) Cette négociation indique qu'il y avait au moins 2.137 pièces de monnaies dans l'urne ronde. En effet, si SAULCY avait initialement donné pouvoir à CHARVET de négocier l'achat de 100 pièces, la famille AUBERT demanda une semaine de réflexion. Déçu, le sénateur réduisit son offre à 30 pièces, mais, désireux de posséder le trésor en entier, il fit une proposition pour "le tout à 2.137 francs, soit 1 franc pour chaque unité". Il y avait donc bien au moins 2.137 monnaies.  Le Sénateur de SAULCY avait en effet écrit de sa propre main à BARGES : "J'offre de toutes (les 2.137 pièces), pas une exceptée, 2.137 francs, payable immédiatement (...). (Notes personnelles de l'Abbé BARGES). Adrien BLANCHET confirme ce nombre. Voyez aussi Auriol-en-Provence, t.1, pp. 47 à 51. LAUGIER, dans son Catalogue... écrit "2.130 pièces".
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Introducing "le Trésor d'Auriol" : get unstuck !
Auriol's treasure was discovered in February 1867 in the district of Les Barres, by André AUBERT. This young man snatched a stump of an olive tree dead of winter frosts. André found a slab in the hole. He lifted it. A clay urn, partly broken, appeared. It contained 2.137 Greek silver coins. The boy's uncle sent a letter to BARGES, a local clergyman, who wrote an article about the amazing discovery. The peasant, treasure in hand, went immediately to the watchmaker. This one examined the treasure. The coins were silver! The new Croesus had an idea. He had long dreamed of having a gold watch. It was now or never. He suggested the watchmaker to share this good kilo of silver with a gold watch. The watchmaker offered a silver watch. Bad idea. You cannot deceive an Auriol peasant easily. The latter remained adamant and the treasure was not melted. Fortunately!


Tags : Trésor, Marseille
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#Posté le samedi 01 septembre 2012 02:00

Modifié le vendredi 01 mars 2013 13:39

Le contenant du Trésor d'Auriol (Td'A_02)

Le contenant du Trésor d'Auriol (Td'A_02)
 
Le contenant du Trésor d'Auriol (Td'A_02)ill : la poterie qui contint le Trésor d'Auriol est conservée au Musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye (n° 12352). Ph. MAN / Auriol-en-Provence, t.1, pp. 48 et 49 – Ed. Caractère. 2006.
  
La photographie illustrant cet article montre le contenant tel qu'il est conservé à Saint-Germain-en-Laye, Félicien de SAULCY l'ayant cédé avec l'ensemble de sa collection de monnaies du Trésor au Musée d'Archéologie Nationale. La poterie a parfois été reproduite à tort sous la forme d'un vase long, peut-être à cause du rapport initial de BLANCARD qui relatait (qu'il) "était fiché verticalement en terre".
Get unstuck? Look at the bottom!
 
Caractéristiques de la poterie du Trésor d'Auriol
 
Le vase est fragmenté (le reliquat a une hauteur de 8,7 cm.) et seule la partie inférieure, cependant prolongée jusqu'à la cassure de l'anse verticale, a été conservée. S'il est possible d'imaginer qu'il présentait deux anses symétriquement opposées, rien ne permet cependant de l'affirmer. Le socle a un rayon de 2,5 cm. D'un diamètre maximum de 11,1 cm., le récipient prend la forme d'une petite amphore ronde. Le potier l'a réalisée à partir d'une argile claire, de couleur gris-beige à jaune-vert, comme de nombreuses céramiques indigènes. Avait-elle un col ? Impossible de le démontrer, mais c'est probable, comme le pense FIRMAT dès le XIXème siècle (voyez sont interprétation).
 
En guise d'ornement, le potier a peint deux lignes noir-brun parallèles et horizontales à la hauteur du ventre (voir l'intéressant agrandissement proposé dans le t.1 d'Auriol-en-Provence ; on y distingue nettement le décor). Cette modeste parure aux motifs linéaires trahit l'influence ionienne des ateliers de céramique phocéens (VIe siècle avant J.-C.). Il est donc tout à fait permis de croire que le vase a été fabriqué à Auriol ou dans ses environs immédiats. Les ateliers de poteries de l'Antiquité ne manquent en effet pas en vallée de l'Huveaune. [Adrien BLANCHET parle de vase de terre]
 
Des traces de grecques.
 
Cependant, qu'est-ce qui prouve de façon incontestable que ce récipient a bien contenu les monnaies de faible valeur en circulation dans la région phocéenne ? Qu'est-ce qui nous assure que le trésor a bien séjourné... vingt-cinq siècles dans la poterie découverte par Louis Blaise et André AUBERT ? Un imposteur nous aurait-il manipulés ? Une fine observation de "l'urne" rassurera les plus sceptiques.
 
En effet, pour se convaincre que le vase antique d'Auriol (2) a bien protégé, pendant des siècles et des siècles, les quelque minuscules 2137 monnaies d'argent, il suffit d'observer l'intérieur de son ventre (2). Les empreintes des pièces du Trésor y sont parfaitement visibles. Le temps qui passe, la pression subie pendant des siècles et les infiltrations d'argile et de calcaire ont pu permettre ce phénomène. On distingue parfaitement la taille des monnaies. On peut même les compter. A-t-on déjà imaginé et pensé en faire des moulages ? A réaliser l'empreinte de l'intérieur du contenant ? Non ? Dommage ! Car on pourrait alors déterminer quelles monnaies grecques y ont laissé leur trace, voire en découvrir de nouvelles.Le contenant du Trésor d'Auriol (Td'A_02)
 
Un autre indice plaide en faveur de cette hypothèse. S'est-on déjà demandé ce qu'était devenue l'autre partie de la poterie ? Car ce que le Musée de Saint-Germain possède n'en constitue que 55 à 65 %. Où est passé le reste ? Pourquoi poser cette question ? Parce que la partie disparue laisse aussi supposer l'existence d'autres empreintes.
 
Revenons en février 1867
 
Revenons à ce jour de février 1867. André AUBERT et son père, après un solide petit-déjeuner (du pain, des saboulats, du vin des Pibles), décident d'aller aux Barres pour dessoucher un olivier mort des rigueurs de l'hiver. Après une bonne heure d'effort, voici que la souche commence à bouger. Il était temps car la mule fatigue. Allez ! Plus qu'une racine ! Louis Blaise tend la cognée. André s'en saisit et frappe. C'est fait ! Les restes de l'arbre sont extirpés du trou par la bête de somme qui tire comme elle peut. Louis Blaise n'est pas surpris de voir des pierres dans le trou. On en trouve beaucoup dans les champs. André les enlève une à une. Elles serviront aux bancaù.
 
Mais voilà que sous la dernière apparaît un objet incongru. André plonge les mains dans la terre et en sort un petit vase fendu qu'il tend à son père. Le c½ur des deux paysans bat la chamade car ils comprennent. Libéré de sa prison, le vase s'ouvre en deux. Un morceau tombe. Peu importe. André tient dans les mains un gros conglomérat métallique. C'est lourd ! Presque deux kilos ? Cela doit avoir de la valeur ! Mais qu'est-ce que c'est ? Pour le savoir, Louis Blaise frotte la trouvaille. Des petits morceaux s'en détachent. Ils s'éparpillent autour et dans la fosse. Peu importe. L'essentiel, c'est ce gros morceau sur lequel apparaissent des formes de minuscules monnaies. "C'est du métal. On dirait un trésor. Tu crois que ça vaut quelque chose ?", demande André. "Je ne sais pas", répond le père, "Allons demander à l'horloger ; lui s'y connaît". André sort prestement du trou, enveloppe le précieux fardeau dans sa chemise, emporte un morceau du vase, et court sans délai à Auriol, tandis que Louis Blaise ramène la mule.
 
D'autres secrets du vase d'Auriol ?
 
Laissons-là nos deux inventeurs auriolais et posons-nous quelques questions :
- où se trouve l'autre partie du vase d'Auriol ? (3)
- que sont devenues les monnaies détachées du conglomérat manipulé par AUBERT père et fils? (4)
Ces questions impliquent naturellement des hypothèses sérieuses :
- si une partie du vase manque, c'est que des monnaies manquent aussi à l'appel ;
- si AUBERT a frotté le lourd conglomérat, où sont les parties qui s'en sont naturellement détachées ?
 
Les questions et les hypothèses sont pléthore. Vous en émettrez certainement à votre tour. C'est le risque quand on investit les arcanes de l'Histoire. Mais une chose demeure cependant certaine : il reste tout un champ d'investigation à explorer sur le Trésor d'Auriol. Faire un moulage de l'intérieur du vase d'Auriol ne serait qu'un début. Une seule certitude, donc : le Trésor des Barres est loin d'avoir révélé tous ses secrets.
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BC et JLC, 2006 / septembre 2012. Retour au sommaire du Trésor d'Auriol
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Note(s) :
(1) Il sera peut-être possible de l'observer en 2013 à Marseille, et, espérons-le, à Auriol, dans le cadre d'un prêt temporaire au musée Martin-Duby ?
(2) Voyez la série de photographies publiées p. 49 d'A-e-P, t. 1, opus cité.
(3) L'autre partie du vase devait être disponible en ce début du mois de mars 1867 (le Trésor a été distribué en majorité le mois qui suivit sa découverte). Le Sénateur de SAULCY écrit de sa propre main à BARGES : "J'offre (pour les) 2.137 pièces, pas une exceptée, 2.137 francs, payable immédiatement, à la condition que le vase qui les contenait me sera envoyé intact" (Notes personnelles de l'Abbé BARGES).
(4) Dans ses notes personnelles, BARGES signale avoir acheté "le 7 octobre (1886), une petite médaille d'argent trouvée dans le champ de la grande découverte du trésor auriolais, au quartier des Barres, type d'Hercule vieux, la tête couverte de la dépouille d'un lion ou d'un sanglier - forme presque quadrangulaire - Payée 10 F. à R. AUBERT". En 1886, le Trésor avait été distribué. Soit cette pièce avait été réservée par son inventeur, soit elle provenait d'une découverte postérieure. Dans les deux hypothèses, l'existence de monnaies non décomptées des 2137 exemplaires initiaux semble digne d'intérêt.
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Get unstuck!
The vase restrained during 25 centuries the Trésor d'Auriol was reproduced with imagination but it was not a jar of ovoid form. The vase is broken. Only the lower part has been preserved. With a maximum diameter of 11.1 cm, the container has the shape of a small round amphora. The potter has made ​​the vase with clear clay like many indigenous ceramics. He painted two parallel and horizontal lines on the belly. This setting shows the Ionian influence (VIth century BC) of ceramic workshops in Marseille. It is therefore reasonable to believe that the vase was made in the vicinity of Auriol. In fact, pottery workshops of Antiquity are numerous in the valley of the Huveaune. We know that the antique vase of Auriol has for centuries protected Treasury coins because fingerprints (moneyprints!) are visible parts inside the vase. Yes, you can distinguish the size of the coins. You can count them. Does anyone ever imagine making molds? Not? Shame! Because we could then say what medals have left their... footprints (faceprints!) and may be discover new types. One thing is certain; our Trésor d'Auriol has not revealed all its secrets. May you help us to discover them?
Tags : Trésor, Marseille
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#Posté le samedi 08 septembre 2012 01:00

Modifié le vendredi 01 mars 2013 06:48

Le pierre de blocage du Trésor d'Auriol (Td'A_03)

Le pierre de blocage du Trésor d'Auriol (Td'A_03)
 
Le pierre de blocage du Trésor d'Auriol (Td'A_03)Ill. : La pierre qui recouvrait  le vase d'Auriol (Bouches-du-Rhône). Ph. MAN. Publiée dans A-eP, t.1, Editions Caractère, Marseille 2006.
 
La pierre qui recouvrait le vase du Trésor d'Auriol est signalée par BLANCARD et BARGES, que ce soit "dans un champ où venait buter chaque année la pioche d'un laboureur" ou "sous la souche d'un olivier mort des gelées de l'hiver". Elle fut acquise par le sénateur de SAULCY, comme le vase et une partie des monnaies d'argent, et les accompagna dans la donation au Musée d'Archéologie Nationale.
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Caractéristiques de la pierre de blocage
 
On entend par "pierre de blocage" le fragment de roche posé sur l'urne par le dissimulateur anonyme du Trésor, et trouvé en 1867 par AUBERT père et fils sous la souche d'un olivier. Ce terme est emprunté par l'archéologie à l'architecture vernaculaire (murs de pierres sèches). Est appelé "blocage" l'ensemble de la pierraille qui comble l'espace compris entre deux murs de parements, comme par exemple ceux du Baou Rouge, à Auriol (1).
 
Il s'agit d'un fragment (L = 20 cm ; l = 15 cm ; h = 12 cm) (2) de roche de calcaire ocré qu'on trouve entre les zones limoneuses des thalwegs et les pentes des collines provençales. Les vignerons et les cultivateurs des vallées de l'Huveaune, de l'Arc et du Merlançon confirmeront cette assertion. S'agit-il  de cette ocre jaune que signale VILLENEUVE dans sa Statistique ? "C'est un roc de calcaire jaune (...) très dur et très compact. Par l'action de l'air, ce calcaire s'altère, devient terreux (...) et se change en une ocre jaune à grains très fins (...)" (3). Nous en déduirons (4) que "cette roche est surtout présente aux abords des cours d'eau et dont l'origine serait sans doute les dépôts travertineux que l'on peut trouver le long de l'Huveaune [et de l'Arc] en particulier".
 
Intérêt de la pierre de blocage
 Le pierre de blocage du Trésor d'Auriol (Td'A_03)
Le principal intérêt de la pierre de blocage qui accompagnait le Trésor d'Auriol est de confirmer la localisation de la découverte. Si nous savons que ce genre de roches est pléthore entre Sainte-Baume et Montagne Sainte-Victoire, ce renseignement est bien peu précis. Nous ne nous y attarderons donc pas davantage. Une question que nous développerons dans le prochain article nous préoccupe bien plus encore : "Qu'est-ce que le Trésor d'Auriol ?"
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BC, 2006 / septembre 2012. Retour au Sommaire du Trésor d'Auriol (cliquez)
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Note(s) :
(1) Cet éperon barré comporte des murs d'enceinte de la Protohistoire (--> lien vers Baou Rouge d'Auriol).
(2) Ces mesures sont très proches de la réalité mais malheureusement pas parfaitement exactes, la pierre ne formant pas un parallélépipède rectangle parfait. Vous pourrez peut-être la voir en 2013 dans le cadre de "Marseille 2013, capitale européenne de la Culture" au CMM à Marseille et, souhaitons-le, au Musée Martin-Duby à Auriol.
(3) Statistique... (Opus cité), page 311.
(4) Comme le propose Jean-Pierre LAVIGNE, contributeur du Blog, qui participa à l'animation culturelle d'Auriol par des expositions et conférences particulièrement en 2004 et 2007, "à l'époque où le musée, dit-il, était sous la direction éclairée de Paule Muratore". Travaux présentés : "Une industrie de la garrigue, l'huile de cade" ; "Le crétacé supérieur, le santonien de La Pomme". Retrouvez ses travaux sur son site "Fossiles de mon jardin" : http:/lavignejp.free.fr. Jean-Pierre LAVIGNE prépare "pour septembre 2013 une exposition et des conférences sur la vie industrielle de La Bouilladisse – y compris Auriol qui en est la matrice et des alentours – en partant des évènements géologiques du crétacé supérieur qui ont mis en place les conditions de vie des habitants de nos villages 85 millions d'années plus tard".
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Get unstuck!
The stone that covered the vase of the Trésor d'Auriol is indicated by Blancard and Bargès, whether in a field where struck the pickaxe of the plowman, or under an olive tree dead of winter frosts. It was acquired by Senator de Saulcy, as the vase and silver coins too, and naturally accompanied his donation to the National Museum of Archaeology. It is an ocher limestone rock fragment, like many in Provence. Is it this ocher yellow indicates by Villeneuve in his book Statistique des Bouches-du-Rhône? "This is a yellow limestone rock very hard and compact. By the action of the air, limestone deteriorates, becomes earth and turns into a yellow ocher very fine-grained", he said. The main interest of this stone is to confirm the location of the amazing discovery. Unfortunately, if we know that this kind of rocks is plethora between Sainte-Baume and Montagne Sainte-Victoire, this information remains too imprecise.
Tags : Trésor, Marseille
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#Posté le samedi 08 septembre 2007 12:14

Modifié le dimanche 03 mars 2013 14:06

Qu'est-ce que le Trésor d'Auriol ? (Td'A_04)

Qu'est-ce que le Trésor d'Auriol ? (Td'A_04)
Qu'est-ce que le Trésor d'Auriol ? (Td'A_04)Auriol-en-Provence, t. 1, publié en 2006, rappelait déjà l'intérêt
du Trésor d'Auriol (circonstances, monnaies, vase, pierre de blocage)
 
L'urne découverte en 1867 à Auriol (Bouches-du-Rhône) contenait au moins 2137 monnaies anépigraphes dont certaines remontent au VIe siècle avant J.-C et les plus récentes à -460 ans. Ce trésor constitue le plus ancien monnayage découvert en France et la preuve que la colonie phocéenne avait atteint une sérieuse maturité économique dès le début de l'Antiquité. Get unstuck? Look at the bottom!
 
Le type des monnaies d'argent (1) du Trésor d'Auriol est caractérisé par un carré creux au revers (parfois un tête de lion ou tête d'Héraclès couverte d'une peau de lion), alors que l'avers montre des représentations diverses : Athéna, protomé de Pégase, Apollon, Héraclès, Gorgone, têtes casquée, féminine, barbue, tête de nègre, satyre, ½il, amphore, chien, bélier, protomé de sanglier, veau, seiche, phoque ou griffon. Cette iconographie peut symboliser les autorités qui les ont commandées ou les ateliers d'origine grecque qui les ont fabriquées.
 
La preuve d'un important flux commercial
 
Dans le Trésor se trouvaient des monnaies venues de Grèce septentrionale (Millet et Phocée -- d'où la représentation d'un phoque, Phocée, et non d'un dauphin). Toutes les monnaies dites du "type d'Auriol" ne proviennent pas uniquement du dépôt trouvé aux Barres. D'autres cités (une dizaine) ont révélé des monnaies semblables à celle d'Auriol. Les deux villes les plus importantes sont La Courtine d'Ollioules (France) et Emporia (aujourd'hui Empúries, en Espagne). Certaines monnaies grecques, émises à la même époque que le Trésor, ont traversé la Méditerranée par le commerce des Massaliotes (2). La colonie phocéenne de Massalia avait en effet des relations (et des concurrents) dans les plus grands ports de la Méditerranée.
 
Le Trésor d'Auriol apporte ainsi la preuve que "Marseille" avait atteint un degré d'émancipation non négligeable dès le VIe siècle avant notre ère. Les échanges domestiques reposant essentiellement sur le troc, la circulation des petites monnaies grecques confirmait l'hypothèse d'une économie inter-méditerranéenne dans laquelle Marseille avait son mot à dire. Si de nombreux savants le supputèrent jusqu'en 1867, le doute n'était plus permis après la découverte de Louis Blaise AUBERT et de son fils André.
 
Une hypothèse douteuse
 
Les rapports entre la Grèce et la Provence existaient encore en l'an Mil. Pour preuve signalons, certes, deux chartes de Saint-Victor qui se terminent par des souscriptions en caractères grecs, mais, surtout, "qu'en 1044, une colonie de moines grecs s'établit à la demande de l'Abbé dans une église dépendant de Saint-Victor"... Devinez où ? A Auriol...(3). L'hypothèse que les moines de l'Abbaye de Saint-Victor, venus de Grèce, aient eux-mêmes importés et placés les monnaies anépigraphes dans le vase du Trésor d'Auriol est cependant fallacieuse et n'a aucune raison d'être retenue.
 
Ce que le Trésor d'Auriol n'est pas :
- le plus ancien monnayage grec ;
- un ensemble de monnaies frappées à Massalia ;
- le plus ancien trésor jamais trouvé à Auriol (4).
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BC, participation JL, septembre 2012. Retour au Sommaire du Trésor d'Auriol (cliquez)
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Note(s) :
(1) Les analyses métallographiques ont démontré que l'argent utilisé pour réaliser les monnaies du Trésor d'Auriol provenait d'Espagne. Cependant les monnaies anépigraphes du Trésor ne sont pas composées d'argent pur. On y a en effet trouvé de l'or et du cuivre (voir FURTWANGLER).
(2) BLANCARD est "convaincu que les monnaies archaïques de ces diverses trouvailles (ndla : Ollioules, Auriol, Saint-Rémy, Cavaillon) ont été frappées hors de Marseille sur diverses côtes de la Méditerranée et, pour la plupart, en Asie Mineure". Opus cité.
(3) GUERARD, Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille, Paris 1857. Voir Préface, p. XVIII et charte N. 61 du 06 juillet 1044, p. 89.
(4) Nous y reviendrons.
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Get unstuck!
The “Trésor d'Auriol” is the oldest coinage discovered in France. It is the evidence that the Phocean colony had reached a great economic and political maturity at the beginning of Antiquity. Greek coins from Auriol are characterized by a hollow square on the reverse, while the obverse shows perhaps the seal of the judges responsible for the emission of some silver coins. This treasure is one more evidence of significant trade flows between “Massalia la Phocéenne” and Greece. "Marseille" had reached a high degree of emancipation from the sixth century BC and shows it by striking coins. Traveling from hand to hand, the coins of the Greek colony of Marseille warn handlers that "Massalia exists", that "Massalia is strong." Pompey and Caesar will remember that later. Relationships between Greece and Marseille still existed at the beginning of the second millennium. In year 1044, a colony of Greek monks settles in a church of the abbey of Saint-Victor. Guess where? In Auriol! The hypothesis that the monks have imported coins of the “Trésor d'Auriol” must nevertheless be forgotten.
Retour au menu Trésor d'Auriol
Tags : Trésor, Marseille
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#Posté le samedi 15 septembre 2012 05:12

Modifié le mercredi 06 mars 2013 13:55

Chercher et découvrir un trésor en France : ce qu'il faut savoir (Td'A_05)

 Chercher et découvrir un trésor en France : ce qu’il faut savoir (Td'A_05)Qui n'a pas, sauf à être né dépourvu de cet esprit fécond qui caractérise la jeunesse, rêvé, grâce à Tintin, Rackam-le-Rouge, l'Île au trésor et le Comte de Monte-Cristo (pour les plus anciens) ou grâce aux Goonies, Indiana Jones et autres pirates des Caraïbes (pour les plus jeunes), qui ? -- disais-je -- n'a jamais rêvé de découvrir un fabuleux trésor ?
 Chercher et découvrir un trésor en France : ce qu’il faut savoir (Td'A_05)
 
De tout temps, alors que les échanges d'argent ne consistaient pas encore en une ligne sur un relevé de compte, à une époque où les banques n'existaient pas et où, donc, tout un chacun gardait à son domicile la partie monétaire de son patrimoine, il fallut dissimuler son précieux numéraire. Dans les temps troublés des invasions ou des révolutions, les personnes ayant ainsi caché leur magot, passaient souvent de vie à trépas plus rapidement que prévu, emportant dans la tombe leur secret, créant ainsi sans s'en douter un trésor pour les générations futures.

Qu'est-ce qu'un trésor ?
 
Aujourd'hui, officiellement, un trésor est "toute chose cachée ou enfouie sur laquelle personne ne peut justifier sa propriété et qui est découverte par le pur effet du hasard" (1). Il semble nécessaire de s'attarder un peu sur cette définition. La simple évocation du hasard exclut de facto tout acte de recherche volontaire. Le "Trésor d'Auriol" mérite donc bien son nom puisque c'est tout à fait par hasard qu'André AUBERT découvrit les petites monnaies d'argent en cette fin de février 1867.
 
La découverte de trésors est-elle courante ?
 
Curieusement, il y a peu de trésors déclarés en France contrairement au Royaume-Uni où plusieurs trouvailles sont annoncées chaque année (comme récemment le trésor de Staffordshire). Outre-Manche, la législation est en effet plus souple. Un découvreur de trésor est chaleureusement félicité ! Un circuit a même été mis en place pour faciliter la déclaration des découvertes. Le Royaume-Uni voit ainsi son patrimoine s'enrichir régulièrement de nombreux trésors.
 
En France, la situation est différente. Si les médias multiplient les reportages sur le sujet, c'est généralement pour y opposer des utilisateurs de détecteur de métaux aux instances archéologiques. Or, pourquoi détracter cette activité de loisir, pratiquée sans but thésauriseur, par des passionnés de plus en plus nombreux ? (2). Faute d'encadrement et de prise en compte par les pouvoirs publics, le risque est évident : certaines découvertes fortuites disparaissent "sous le manteau". Ce qui est, au final, très dommageable pour le patrimoine, car toutes les informations concernant le lieu et les circonstances de découverte ne suivent que trop rarement les objets ainsi éparpillés. La loi produit ici l'effet inverse de celui recherché (3).
 
Que faire en cas de découverte ?
 
L'article L.531-14 du Code du patrimoine stipule que toute découverte d'objets "pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art, l'archéologie ou la numismatique" doit être déclarée à la mairie du lieu de la découverte qui devra à son tour, prévenir la Préfecture (4). La loi parait cependant ambiguë puisque cet article est inscrit dans la section 3, chapitre I, titre III, livre V dont le titre est "Découvertes fortuites". Or, dès qu'il y a action de recherche, la découverte n'est plus fortuite. Faut-il croire que cet article ne s'appliquerait qu'à des découvertes faites tout à fait par hasard ?
 
Avis aux chercheurs de Trésor : ce qu'il faut savoir
 
- aucune recherche ne peut ni ne doit s'effectuer dans un terrain sans l'autorisation de son propriétaire ;
- toute fouille, sur un terrain vous appartenant ou appartenant à autrui, est interdite sans autorisation administrative (5).
- en cas de découverte faite dans le cadre de la loi, le trésor appartient pour moitié au propriétaire, pour moitié à l'inventeur.
 
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MD, octobre 2012. Retour au Sommaire Trésor d'Auriol.
Max DEROUEN, auteur de cet article, défend une Détection responsable à découvrir sur son site internet.
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Note(s) :
(1) Article 716 du Code civil.
(2) Il suffit pour s'en convaincre de visiter les sites Internet spécialisés dans la mise en ligne de vidéos.
(3) Quelques trésors ont quand même été découverts en France ces dernières années, comme le "trésor de Boucq", composé de 200 pièces d'or (vendues aux enchères), ou le trésor de Mathay (contenant près de 1.500 objets de plus de 3.000 ans).
(4) Ce que fit André AUBERT en informant le maire d'Auriol, Mathurin BAUX, lequel avertit immédiatement les services du Préfet Charles-Alphonse LEVERT (1866-1870) qui dépêcha LAUGIER et BLANCARD du Cabinet des Monnaies et Médailles de Marseille.
(5) Article L531-1 du Code du Patrimoine.
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Get unstuck !
Have you ever dreamed of discovering a fabulous treasure? Before you start as Sherlock Holmes, you have to know what a treasure is and what to do if you dig one. Before the credit card was created, everyone kept one's money at home. One had to hide, and if one died because of war or an epidemic, one had unknowingly created a treasure for the future. According to the French law, a treasure is "anything hidden or buried on which nobody can justify his property and was discovered by pure chance".So the "Trésor d'Auriol" is aptly named. In the UK, several findings are announced each year (treasure Staffordshire for example) as the legislation is flexible. A treasure discoverer is warmly welcomed! Not in France. Because of the law, it is very difficult to find a treasure. Accordingly, some discoveries may well disappear for long.
Notice to treasure hunters in France. Any discovery "of interest to the prehistory, history, art, archeology and numismatics" must be declared at the town hall of the place of discovery. No research can be conducted in a land without the permission of its owner. Any search is prohibited without administrative authorization. The treasure belongs to the owner half, half to the one who discovered it. Always want to find a treasure in France?
Tags : Trésor, Marseille
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#Posté le samedi 06 octobre 2012 00:00

Modifié le samedi 09 mars 2013 14:24

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